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Un tigre sur la route des hommes

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MessageSujet: Un tigre sur la route des hommes Dim 6 Mar 2016 - 22:16

Sur la Route des Hommes

Le jour était levé depuis une heure environ, et Grinarr avec lui, quand le tigre tomba sur sa toute première route dans le pays des sans-fourrures. La première de son voyage d’ailleurs Du moins à ce qui lui semblait, il était chez les humains. Il voyageait sans carte. Il pouvait s’être fourvoyé. C’était pas tout le monde qui avait la chance de posséder une carte du royaume tout entier. A deux lieues de cette route - apparemment praticable et pratiquée - il avait croisé une masure en ruine, un genre de moulin, dont les vestige d’une roue à eau et la toiture écroulée lui avaient semblé de facture humaine. Mais il pouvait se tromper. Il connaissait peu les elfes aussi. Le temps s’était couvert, un ciel argenté ne laissait voir du soleil d’hiver qu’un halo éblouissant, et la température était de saison : proche de zero. Certaines falques d’eau encore à l’ombre étaient encore gelées, et le givre scintillait par plaque cristalline un peu partout sur les hautes herbes de la plaines. Grinarr portait son armure de cuir et ses brassards cloutés, sa cape sans sa capuche, et son hakama. Son bâton ferré au poing, il s’accroupit sur cette route pour en examiner l’état. Il décela des traces de sabots et de roues, récentes. Des gens passaient ici, régulièrement. Il sentit monter en lui un mélange subtile d’excitation et d’appréhension. Qui allait-t-il rencontrer ? Comment étaient les humains ? Etaient-ils si étranges qu’on le disait chez lui ?  Calculateurs et belliqueux… dénués de cœur ? Il soupira, et se releva, arrangeant sa tenue, relevant le menton et bombant le torse… Avant de s’apercevoir que c’était inutile. Son amulette ne billant pas, personne n’approchait. Il reprit donc sa marche, empruntant cette route, dans le sens qui lui parut le plus plausiblement le conduire vers Luminarill. Il voulait en voir les temples, les prêtresses et les fidèles…

A présent qu’il était sur la route, Peut-être qu’il croiserait d’autres voyageurs ? Ou trouverait à monter dans une charrette allant dans la même direction que lui ? Il l’espéra. Voilà quelques jours qu’il marchait totalement seul et silencieux. Il commençait à avoir envie de compagnie. Il marcha seul encore une bonne heure, contemplant le paysage de plus en plus agricole et de moins en moins sauvage, quand soudain… Son amulette se mit à briller. Il sourire étira ses babine et il se mit à ronronner, tâchant de se convaincre que tout se passerait bien. Il tâcha de continuer à marcher paisiblement, « l’air de rien » pour ne pas avoir l’air de scruter les alentours ni d’attendre quelqu’un. Mais intérieurement, il brûlait de voir qui approchait, car il n’avait revu de sans fourrures depuis la puberté, lorsqu’il s’en était allé en pèlerinage au Sanctuaire du Mon Sacré. Il en avait un souvenir un peu flou, et se rappelait surtout de cette absence de pelage, qui lui filait des frissons alors, lui donnant l’impression qu’ils devaient avoir constamment froid. Il appréhendait leur mentalité aussi. Il avait entendu tant de choses à leur sujet. Il s’efforçait de n’en rien croire, pour laisser à la rencontre toutes ses chances d’être « ce qu’elle serait » sans la conditionner par avance de tous les « on dit » qu’il avait entendu. Il entendit un chien aboyer au loin. Une légère brise se leva qui fit bruisser les hautes herbes.  A son approche des petits animaux, invisibles, bruissaient sures bas côté de la route, fuyant sa présence. Les oiseaux étaient moins présents qu’au printemps mais on en entendait quelques un chanter quand même. Il eut un regard en arrière, comme la lueur de son amulette ne faiblissait pas et qu’il ne voyait rien venir devant. Mais la route formait un virage à cet endroit l’empêchant de voir à 50 mètres…


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MessageSujet: Re: Un tigre sur la route des hommes Mer 9 Mar 2016 - 0:57
Comme à chaque levé de ce maudit Soleil, honnis maintes et maintes fois, Carrack avait les yeux quasiment collé par la fatigue, les croûtes rebelles et par le reste de pailles qui s'était malencontreusement incrusté dans sa fourrure alors qu'il se retournait encore et encore dans un matelas de fortune aussi confortable que pourrait être une chaise cloutée. Baillant à faire fuir une bonne volée d'oiseau, le soigneur vagabond fini par se redresser, tant bien que mal, et de prendre une des fioles qu'il portait à sa cuisse gauche. Avec une profonde grimace de dégoût il en retira le bouchon et portait le goulot à ses babines, redoutant déjà le goût amer qui allait se diffuser dans sur son palais et dans sa gorge. Ce fut avec un petit gémissement écœuré qu'il remit la petite bouteille vide dans son emplacement et ramassait sa lance pour finalement sortir du vieux moulin qu'on lui avait "gracieusement" offert comme logis pour la nuit. La prochaine fois, il ferait payer ses services en monnaie sonnante et trébuchante. Pas en cafard et en paille moisie... M'enfin, fallait bien dormir quelque part, et le furry n'avait pas tellement envie de dormir en luttant contre le froid de cet hiver, bien qu'au final, la différence n'avait pas vraiment été palpable.
Oh, la potion ? Un vague stimulant mêlé diverses substance foncièrement douteuse. L'utilité ? Un réveil tout aussi efficace qu'un coup de massue, enfin si on peut parler d'un coup de massue pour un réveil... Le principale inconvénient, c'est que l'ingestion de cette infamie gustative apportait une fringale digne des plus grandes histoires de survie et de cannibalisme. Un bon stimulant pour accélérer sa marche vers une ville, un village, un hameaux (rayez les mentions inutiles) et de se payer ce qu'il pouvait pour remplir son estomacs et de se trouver un nouveau travail. Ce fut donc dans un second soupire qu'il reprit la route, rejoignant relativement rapidement celle-ci, le pas bien décidé, pour le moment.

Peu de temps après, les pieds traînassant sur des pavé grossièrement taillé, le ventre, que dis-je, le féroce animal à l'intérieur de Carrack se mit à pousser un long râle de désir, d'envie, d'excitation et surtout de "NON MAIS TU AS VU L'HEURE QU'IL EST ?! ET J'AI TOUJOURS PAS EUT TON EQUIVALENT DE TON POIDS EN SAUCISSE GRILLEES ?!" connu chez lui. Carrack secoua la tête en signe, vain, de dénégation face à son démon personnel et ne put que rallonger le pas, espérant trouver une charogne a faire griller au pire des cas, quand, après un petit virage sur la route, il tomba nez à nez, c'est-à-dire truffe a truffe, avec un autre voyageur qui, au vu de son regard, semblait relativement excité à l'idée de... enfin... de quoi ?
Peu enclin à discuter lors de ses grosses fringales Carrack, d'un pas leste, quasiment chaloupé mais conservant un minimum de "on ne dérange pas", passait devant ce tigrou qui semblait pourtant si avenant et fini, après une vague tentative de jeter un regard dans le domaine du "désolé pas d'humeur, si seulement on s'était connu autrement" que le médecin de campagne si renommé (ou pas) se prit le pieds dans un des pavé déchaussé de cette route minable et... finit museau à terre dans un petit couinement et le claquement de sa lance rencontrant la pierre...

[désolé pour l'attente et la qualité (minable) du rp... pas eut d'inspi pour le coup :/]
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MessageSujet: Re: Un tigre sur la route des hommes Mer 9 Mar 2016 - 17:06

Finalement sortant du virage, Grinarr aperçut une silhouette cornue, portant une lance ou un bâton ? Qui avançait vers lui sur la route. Il pivota rapidement son amulette, la dissimulant sous sa cape dans son dos, pour que l‘étranger n’en voit pas la lueur. On a tôt fait d’attiser la convoitise avec pareil objet. Et mourir sur le bord d’un chemin à cause d’un collier, hurm… ça ne lui disait rien. Autant ne pas tenter le Diable. Mais l’inconnu n’avait pas (trop) l’air d’un bandit. Élégament vêtu, de bleu et d’or, en bottes même, carrément, - ce qu’un furry digne de ce nom ne devrait jamais accepter – il ressemblait plus à un bourgeois, à un commerçant ou artisan en voyage qu’à un brigand. Sûrement un citadin. D’ailleurs, il ne prêta pas attention au tigre, ce qui rassura ce dernier, qui le regarda passer avec son air morne, d’une figure toute pleine de curiosité joyeuse. Il s’en fallut de peu qu’il lui parlât d’ailleurs, mais malgré son envie, aucun mot ne sortit de sa bouche le temps que Carrack croise sa route et ce retrouve derrière lui. Il faut dire qu’à voyager seul et silencieux ces deniers jours, Grinarr avait pris goût à se taire. Il partit dans ses pensées, se rassurant de croiser un « semblable » dans ces contrées. Preuve, s’il en fallait une, que ceux de sa race y étaient tolérés. Au moins les humains ne lui lanceraient pas des pierres c’était déjà ça. Il s’attendait à être surprit par l’exotisme des sans-fourrures, et voilà qu’il l’était plus encore pas un furry, ce furry d’un « nouveau genre » qu’était le mage à la lance, avec ses cornes coniques, et ses ailes dans le dos, ses tâches « bovines »... Grinarr n’en avait jamais vu des comme ça. Il était intrigué. Mais pas au point de se retourner. A part un coup d’œil vite fait par-dessus son épaule, pour regarder s’éloigner l’inconnu, il s’était résigné à laisser ce dernier tranquille et poursuivait sa route… jusqu’à ce qu’il l’entendît chuter.

Cette fois s’en était trop pour sa curiosité et son besoin de questionner quelqu’un sur ce pays. Il saisit le prétexte de venir en aide au maladroit, pour le rejoindre et lui parler. Arrivant dans son dos comme celui-ci se relevait,  le tigre soupira,

Ça va ? Pas de mal ?

Il lui tendit son bâton qu’il tenait fermement pour qu’il puisse s’y agripper pour de relever plus facilement.

Vous n’avez pas encore l’habitude de porter des bottes peut-être ?  

Supposa-t-il se passant une main dans la crinière. Il se mit à ronronner légèrement malgré lui,

C’est rassurant des bottes, mais je dois avouer que je préfère marcher les pattes libres, quitte à m’écorcher les coussinets de temps en temps. Vous… Vous ne ressemblez pas à un humain. Qu’est-ce qui vous amènes en cette contrée ?

Ça faisait beaucoup de questions, et il se pourrait que Carrack s’en agace. Tant pis ! L’envie d’échanger était la plus forte. Il mettrait ça sur le dos de la « solidarité entre voyageurs ».  

Mais je vous questionne, alors que je ne me suis même pas présenté.

Il plia un peu les genoux et inclina légèrement le buste, appuyé sur son bâton d’une main l’autre sur son ventre en une légère révérence,

Je suis Grinarr, Sieur. Moine itinérant de mon état.

Il se redressa, fixant son interlocuteur, curieux de sa réaction.      


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MessageSujet: Re: Un tigre sur la route des hommes Lun 21 Mar 2016 - 14:44
Carrack grommelait férocement en se redressant seul, poussant ses ses bras et ses jambes pour éviter d'être redevable à qui que ce soit, ne serait-ce que par manque de moyen. Ignorant encore pendant quelques secondes toutes les questions posées par le tigrou, même s'il avait tiqué à propos des bottes, comment pouvait-il oser insinuer une telle chose ? il s'époussetait avant de reprendre sa lance en main, grognant toujours sa honte. Une fois qu'une certaine propreté se soit à nouveau installée sur sa personne, et encore, il daigna jeter un regard vers cet autre fury.

"Non, tout va bien. Mes pieds aussi. Je n'avais pas vu un pavé déchaussé, rien de plus.

Bien que le ton fut sec, Carrack n'était pas tout à fait dénué d'intérêt pour ce tigrou, il laissa ses yeux faire un vague compte rendu de son interlocuteur et un sourire s'installa sur son visage, apparemment, il n'était pas le seul à vagabonder sur les routes, que ce soit en recherche d'un travail ou de quoique ce soit d'autre. La gueule un peu pâteuse encore à cause la potion, il fit de son mieux pour ne pas faire de grimace, et encore moins de tirer la langue, quand il daigna se présenter.

"Mpf, Carrack Rafn pour ma part. Soigneur sur la voie de la renommée, unique fils de la famille Rafn..."

il avait faillit rajouter "unique héritier" mais cela aurait été que pur mensonge, vu qu'il avait été a moitié banni. Fort heureusement, il n'eut pas beaucoup de temps pour se morfondre que déjà son estomacs réclamait son dû, la potion s'estompant doucement. Ce qui le poussait une fois encore à prendre une autre de ses fioles, le village le plus proche ne semblant pas vouloir se rapprocher, et avec la même grimace de dégout, la débouchait. La portant à ses lèvres, il eut un petit regard pour le tigrou et se ravisa.

"vous en voulez ?"

Il se garda bien d'afficher ce sourire un peu mesquin qu'il avait en faisant une petite farce...
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MessageSujet: l'exotisme des apparences Lun 21 Mar 2016 - 18:37

A quoi ressemblaient les fameux pieds du furry d’un nouveau genre qu’il avait en face de lui ? ça… Grinarr ne le saurait sans doute jamais, sabots ? Sabots fendus ? Doigts de pieds comme lui ? Les bottes de celui-ci les lui cachant. Il brûlait de lui poser la question mais s’en abstint. Ça pouvait l’indisposer. Plus il observait Carrack, et plus il le trouvait beaucoup habillé pour un furry, limite un hybride. Il devait admirer les races plus vêtues comme les humains ou les elfes ? Peut-être voulait-il leur ressembler ? Ou bien venait-il d’un milieu social, d’une culture bourgeoise ou familiale très « habillée » ? Il l’écouta annoncer qu’il était soigneur, et unique fils, ce qui n’est pas pareil que fils unique. Il pouvait avoir des sœurs. Ce qui intéressa Grinarr fut surtout qu’il était soigneur, or le tigre moine ambitionnait de savoir soigner un jour lui aussi.  

Enchanté Sire Carrack. Renommée que je m’efforcerai sûrement d’agrandir et de propager si elle le mérite, soyez en sûr.

Rétorqua-t-il avec un sourire entendu. Il ne pensait pas forcément ce qu’il disait à cet instant, mais si ça pouvait mettre à l’aise son interlocuteur, c’était parfait. Et comme il le scrutait plus que d’ordinaire intrigué par l’exotisme de son apparence, il ne tarda pas à ajouter,

Excusez-moi, vous devez trouver que je vous regarde beaucoup, ou bizarrement. N’en prenez pas ombrage s’il vous plait. Ça n’a rien de malheureux. C’est juste que je n’ai encore jamais rencontré de congénères de votre apparence. Cette…cette race que vous êtes porte-elle un nom qui lui est propre ?

Il craignit fort de l’agacer avec une telle question mais sa curiosité était la plus forte. Il tâcha d’adoucir la chose en ajoutant,

Ainsi donc vous soignez ?! Quelle belle chose que voilà !  J‘aimerais tant apprendre cette magie-là.  Mmmmrrrhhh…

Il vit Carrack boire une gorgée à sa fiole, et, à sa grande surprise, lui en proposer, le tigre s’en étonna, et, se renseigna, tout en tendant une main vers lui pour s'en saisir.

Ah ? Euh… pourquoi pas, mais…Qu’est-ce donc ?  De l’alcool ?    

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