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Presqu'au port

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MessageSujet: Presqu'au port Sam 31 Jan 2015 - 0:01
Naélie observait maintenant le port. De loin du moins. Ses mains étaient moites et son cœur débattait à s’en décrocher. Son corps tremblait alors qu’elle serrait son bras gauche au niveau du coude de sa main droite de toutes ses forces. Elle appréhendait horriblement son entrée au port. Elle était là, près des rives à croiser quelques passants qui la regardaient, sceptiques. Elle finit par déglutir, tentant de se raisonner. Elle devait y aller. Il fallait qu’elle trouve quelques vivres pour survivre un autre trimestre. Des viandes séchées, du sel, des épices inconnues qu’elle raffolait. Il y avait également sa gourde qu’elle devait remplacer, mais ce n’était probablement pas ici qu’elle trouverait.
En fait, elle aurait pu viser n’importe quel village, mais le port était pleins de gens indifférents à sa présence, trop pressés de débouler les allés vers leur navire. Elle n’était que de passage en ces lieux grouillant d’âmes insensibles à sa présence. Heureusement.

Toutefois, Naélie sentait chaque personne en présence, chaque âme, chaque personne. Le tout restait très flou, très décousu. Elle sentait de la tristesse, de l’émoi, de l’angoisse, du bonheur, de la haine, de l’amour… un mélange d’émotions décousus qui fusaient de partout à la fois. C’était pour cette raison qu’elle haïssait les foules. Après ce bain de foule, elle ne savait plus précisément qui elle était ou ce qui lui appartenait en émotion. Elle devenait une ombre qui dévorait l’âme et les secrets des autres, sans aucun contrôle. Sa posture de statue détonait avec l’allure pressée des autres passants. Son apparence également. Beaucoup se retournaient une ou deux fois, se posant des questions que l’elfe percevait comme des interrogations, des incertitudes.

Elle joua distraitement avec la bague de son pouce, tentant de chercher le courage en son esprit effrayé. Son regard fixait le vide lointain et semblait sur le point de se perdre dans les fins fonds de l’horizon. Elle soupira, frustrée de sa lâcheté, de son corps incontrôlable et de ce don qui ne lui servait à rien, sinon la nuire, depuis toujours.


« Aller, bouge ! »

Pensa-t-elle avec force, tendant son corps vers l’avant. Elle se décida finalement à faire quelques pas vers l’avant, trébucha et manqua de s’effondrer au sol. Fatiguée de chercher une motivation qui ne venait pas, elle tourna finalement brusquement les talons, le regard fixé au sol.

-Ah pis tant pis ! Je reviendrai !

Marmonna-t-elle en un ton à peine compréhensible.  
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MessageSujet: Re: Presqu'au port Dim 1 Fév 2015 - 23:48

Il y a parfois des jours, ou des périodes où tout se passe tellement bien que l’on a l’illusion d’avoir une belle vie, d’avoir atteint le bonheur, que tous nos objectifs dans la vie sont remplis.
Ce jour-là, Eithel n’était pas très loin de cet état, ce qui était déjà incroyable, le contraste avec son humeur noire et son envie de vengeance permanente pourrait en choquer plus d’un.
En effet, la veille Eithel et son acolyte Caacrinolas étaient arrivé à destination : un vieux temple en ruine qui semblait parfait pour l’installation d’un manoir, ou plutôt d’un refuge, Eithel et son frère adoptif voulaient en effet faire de cet endroit un point de ralliement pour tenter d’opérer dans le nord et avancer vers l’accomplissement de la vengeance d’Eithel envers Haznard le nécromancien.
Après être arrivés sur place, les deux frères décidèrent de se séparer pour que l’un parte chercher des larb… de la main d’œuvre pendant que l’autre partait acheter du matériel. Cette dernière tache fut attribuée à notre héros, en effet Caacrinolas sachant déjà où trouver des travailleurs et Eithel ayant une connaissance qui justement était un marchand de produits en tous genres. Après dix années de stagnation, l’objectif d’Eithel semblait se rapprocher à grand pas, bien ce cela n’était qu’une illusion, cela jouais fortement sur son moral.
Les soucis c’est qu’Eithel n’aimait pas des masses le port d’Ambranest lui-même, ou du moins l’ambiance qui y régnait. Les gens y étaient tristes et pressés. Paradoxalement Eithel se perdait facilement dans cette ville alors qu’il connaissait la capitale comme sa poche.


Alors qu’il rêvassait, Eithel se rendit compte qu’il était presque arrivé à destination. La journée commençait et le soleil qui se levait lentement se reflétait sur la surface du lac qui brillait de mille feux, les passant, pour la plupart habillé de gris ou de noir contrastaient avec la nature abondante dans les environs. Plus loin le port grouillait déjà de monde et des bateaux allaient et venaient sans cesse.
Eithel ralentis et regarda un peu les passants, son regard s’attarda sur une jeune elfe qui semblait au bord de la crise de panique et qui semblait hésiter à rejoindre la ville et qui rebroussa finalement chemin.
Eithel étant de bonne humeur et ayant pas mal de temps devant lui décida de jouer les bons samaritains et d’aller propose son aide à la jeune femme.
Il se dirigea vers elle et la rattrapa vite, il l’arrêta en posant sa main sur son épaule et dit un peu gêné :
« Je vous ai vu rebrousser chemin en essayant de rejoindre le port, avez-vous besoin d’une quelconque assistance ? »
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MessageSujet: Re: Presqu'au port Lun 2 Fév 2015 - 1:12
De la gêne, de la bonne humeur, un désir brutal de vengeance. L’elfe fut asséné de tout part par des impressions et des émotions contradictoires où la notion de temporalité semblait absente. Elle se figea sur place, laissant toutes ses sensations l’embrasaient et toucher jusqu’aux cordes les plus sensibles de son être. Elle leva doucement la tête, scrutant attentivement l’homme qui se dressait devant elle. Le contraste entre sa haine enfouie et sa gêne était saisissant. Comme à son habitude, elle le dévisagea attentivement, tentant de départager ce qui lui appartenait de ce qui émanait de cet être humain. Elle détestait tellement cette capacité sur laquelle elle n’avait décidément aucun contrôle, surtout en ce moment. Naélie se sentait tellement départagée entre la bonne humeur et la colère en ce moment, et elle ne pouvait que très difficilement mettre les mots sur les raisons entourant ce mystère. Elle baissa rapidement la tête, le rouge envahissant ses joues. C’était une intrusion tellement personnelle, tellement profonde d’un être. Il ne fallait en aucun cas que cette personne ne s’en rende compte.

-Oh, non. Pas spécialement. Je…

Commença-t-elle en tournant son regard vers le rivage, tentant de trouver de la force dans cette air salée et délicieuse. Elle balança ses bras d’avant en arrière, cherchant une explication plausible, pas trop humiliante, des raisons entourant son rebroussement.

-Il y a tellement de gens ici… je cherchais quelqu’un, mais je me suis découragée avant même d’entrer au port !

Mentit-elle en regardant derrière l’humain, rougissant plus belle de son mensonge improvisé. Sa maladresse était flagrante. Elle racla sa gorge, tentant de reprendre contenance devant cet homme qu’elle ne connaissait pas et dont les raisons obscures entourant sa mise en interaction avec elle la laissaient interrogatives.

-Savez-vous si de bons produits sont en vente au port ? Les cargaisons sont-elles arrivées à bon port ?

Demanda-t-elle finalement pour réorienter la conversation. Elle se rendit compte un peu tardivement que cette question n’allait décidément pas avec la raison qu’elle lui avait donné quant à son rebroussement. Cette bévue restait toutefois subtile.

-Je me le demandais tout simplement. J’ai quelques trucs à acheter. Bref, rien d’important. Rien qui ne me demande d’y aller là, toute de suite ou encore aujourd’hui. Seulement, si les commandes du mois seraient arrivées, j’aurais peut-être… enfin… envisagé y retourner. Mais ce ne sont que des suppositions. Je n’ai pas VRAIMENT besoin d’y aller. Bref… vous comprenez?

Lança-t-elle sur un ton à peine précipitée en le scrutant d’un regard où se mélangeait interrogation feinte, angoisse et incertitude.
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MessageSujet: Re: Presqu'au port Lun 2 Fév 2015 - 18:41
Sans être un être doté de compassion ou d’empathie, loin de là, Eithel voyait très bien que son interlocutrice était extrêmement gênée, rougissant encore plus à chaque mot prononcé.
Eithel avait l’impression de parler à un enfant, non pas à cause d’un côté puéril, mais le comportement timide de la jeune Elfe lui donnait un côté pur et innocent. En effet, elle semblait si timide, si hésitante à parler à Eithel, elle semblait presque intimidée par le jeune homme. En ajoutant à cela le fait qu’elle avait le visage écarlate, qu’elle bégayait et semblait hésiter à chaque mot entre la fuite ou continuer elle contrastait complètement avec Eithel grand droit aux épaules bien plus larges. Ce contraste donnait l’impression à Eithel qu’une jeune fille si fragile et innocente ne devrait pas être laissée seule dans un monde aussi froid et cruel que le leur.
Il jaugea attentivement la jeune femme, elle semblait très jeune, mais Eithel n’avait aucune idée de son âge, mais malgré ses vêtements amples, on pouvait aisément deviner les formes d’un corps désirable, Eithel pensa aux scènes macabres auxquelles il avait pu assister impuissant…En la voyant il pensait quelque peu à feu sa grande sœur Marina, Eithel craignait pour elle qu’elle rencontre de mauvaises personnes aux mauvaises intentions…
Eithel n’hésita pas bien longtemps, il posa sa main sur son épaule et se baissa pour se mettre bien face au visage de son interlocutrice. Eithel se doutant qu’elle était facilement intimidable vu son état de gêne pour seulement quelques mots prononcés décida d’y aller avec des pincettes et lui dit tout doucement en lui souriant avec tendresse :
« Tu as peur n’est-ce pas ? »
Eithel s’arrêta une seconde essayant d’être le moins intimidant et agressif possible :
« Si tu as peur je peux t’accompagner, je connais certaines boutiques qui pourraient t’être utiles, j’irais avec toi, de toute manière je dois m’y rendre. Et en te voyant dans cet état de panique je ne pourrais pas partir et te laisser dans ta détresse sans avoir de remords. Je m’appelle Eithel, quel est ton nom ? »
Eithel retira sa main de son épaule et tenta d’avoir l’air de quelqu’un de gentil et d’inoffensif, même s’il n’avait pas beaucoup d’expérience dans ce domaine ayant plutôt l’habitude d’avoir besoin d’être intimidant.
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MessageSujet: Re: Presqu'au port Mar 3 Fév 2015 - 3:38
Naélie le dévisagea alors sans aucun scrupule, hésitante quant à l’attitude à adopter envers lui. Elle se sentait tirée entre colère et orgueil mal placé. Il venait tout simplement de la traiter comme une jeune enfant naïve et absolument trop innocente. Elle ne niait pas que son angoisse persistante pouvait mener à de telles conclusions, mais n’en restait pas moins qu’elle haïssait profondément ses conclusions. Elle cilla un peu lorsqu’il posa son bras sur son épaule, se contenta encore une fois de le regarder droit dans les yeux, ravalant son ego blessé par la situation.

-Peur n’est pas le mot exact que j’aurais employé

Dit-elle en mâchant ses mots, tentant de rester sobre dans la façon d’exprimer sa désapprobation quant à la façon dont il agissait avec elle. L’elfe n’avait ni besoin d’un père ou d’un quelconque individu étranger épris d’une terrible pitié envers elle. Après tout, elle savait très bien se défendre avec son couteau ou encore avoir le sens de la réplique. Sa plus grande faiblesse résidait malheureusement dans les foules, où son pouvoir d’empathie se promenait d’individus en individus, sans qu’elle n’ait le moindre contrôle. Cette perte de contrôle lui amenait nécessairement un inconfort, et cela allait irrémédiablement vers une forme de stress, impliquant le désir de fuir.

-Je suis seulement mal à l’aise avec les foules. Je n’aime ni les gens ni leur intention ni quoi que ce soit entourant la perspective d’entrer dans une masse où le moindre angle mort peut être fatal. Je déteste la perspective d’être volée, dévisagée, jugée ou seulement sentir la moindre parcelle de malheur en ces cœurs errants. J’évite seulement la perspective d’un bain de foule où la moitié des êtres vivants vivent dans le désespoir et l’autre…

Lança-t-elle dans un monologue amené d’un ton ferme et direct

-Dans une haine sans précédente.

Termina-t-elle en le dévisageant de plus belle. Elle croisa les bras, incertaine d’avoir bien fait d’user d’une franchise assez radicale.

-Ne me traitez plus jamais comme un enfant sans défense, vous pourriez être surpris de ma réplique.

Lança-t-elle sans attendre sa réponse. Sa colère lui avait donné un sentiment de courage inattendu et induit par l’orgueil immense qu’elle possédait. Elle était peut-être naïve, timide ou même incertaine, n’en restait pas moins qu’il était loin d’être un être à qui elle confirmerait ses faiblesses !
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MessageSujet: Re: Presqu'au port Mer 4 Fév 2015 - 0:43

« … la moitié des êtres vivants vivent dans le désespoir et l’autre dans une haine sans précédente. »
Cette phrase, ce regard… Eithel eu l’impression de la voir sortir un pieu et l’enfoncer violement dans son cœur avec un grand sourire. La deuxième partie de cette phrase… elle ne pouvait n’être adressé à personne d’autre qu’Eithel, elle maitrisait donc la magie…
Une simple phrase chamboula un instant les pensées d’Eithel, il se posa des dizaines de question, sa vie fut mise en doute par une inconnue…
Eithel inspirait il si peu confiance qu’elle ne put s’empêcher de lire dans son esprit ? Eithel n’a jamais accordé une grande importance aux relations humaine, a son égo et son apparence obnubilé par ses taches, mais étrangement cette phrase donna a Eithel l’impression d’être un monstre.. Qu’il était peut-être ? Depuis des années le fait de tuer un homme de sang froids ne gênait plus Eithel, mais il ne tuait jamais d’innocents… Eithel ne faisait que le bien non ? Si il en étai arrivé la ce n’était pas de sa faute…
Eithel se ressaisit vite, il savait ce qu’il faisait, il était conscient que malgré ses effort pour parfois aider son prochain un homme qui tuait perdait une partie de son âme, il avait sacrifié sa vie pour la vengeance, pas que la sienne, celle de milliers de familles tuées, la vengeance pour son pays, même si cela paraissait sans doute très présomptueux Eithel préférait mourir au combat plutôt que de ne rien faire...
Alors qu’il pensait cela il se demandait si elle était en train de lire son esprit ?

Aucune importance…

« Très bien, excuse-moi de t’avoir sous-estimé, vraiment. Je ne t’importunerais pas plus longtemps »

Eithel tourna les talons et s’éloigna de la jeune Elfe, il s’arrêta après deux mètres
« Parfois la haine est le seul chemin qui s’offre à un homme pour qu’il puisse continuer d’avancer, parfois notre vie est brisée, on nous prend tout et à ce moment seule la vengeance nous anime, si un jour cela t’arrive, pense à moi… »

Puis Eithel continua son chemin vers le port, après une centaine de mètres, il eut un mauvais pressentiment, il se retourna à la hâte et vis un groupe d’homme encapuchonnés entourer la jeune femme certains poignards à la main
Eithel laissa échapper un juron et fonça vers celle-ci en dégainant son arme. Il arriva juste à temps pour couper une main armée d’un couteau sur le point de s’abattre dans le dos de l’infortunée jeune fille.
D’un geste sec il lassera le torse de l’agresseur et se rapprocha de la victime :
« Désolé, je ne veux pas te traiter comme une faible mais je ne peux pas non plus te laisser face à des ordures de la sorte »
Eithel se doutait que s’ils s’en prenaient à une jeune femme seule ce n’était malheureusement pas pour son argent…

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MessageSujet: Re: Presqu'au port Mer 4 Fév 2015 - 22:40
Un sceau d’eau glacial. Voilà l’impression que lui avait laissée le message d’Eithel. Au fond, que connaissait-il de sa vie et de ses expériences pour juger qu’elle n’avait aucune raison de désirer ardemment la vengeance ou le mal ? Il avait semblé si perturbé, si anéantie par ce qu’elle venait de lui amener que Naélie vint à se demander ce que cachait le cœur de cet homme pour réagir de la sorte. Elle l’observa longuement s’éloigner et décida de ne pas le retenir, de le laisser partir alors qu’elle brillait d’incompréhension. Elle tourna les talons, perplexes, désireuse de changer d’air comme jamais. Les mains dans les poches, elle ruminait intérieurement de rester autant dans le néant et dans l’incertitude quant au choix qu’elle avait pris d’être directe, encore une fois.

Elle n’eut le temps que de dégainer son arme pour parer le couteau qu’on tenta de lui mettre sous la gorge. Mais déjà, une autre arme fonça vers elle sans qu’elle puisse imaginer pouvoir parer le coup. C’est alors que l’étrange humain de tout à l’heure apparu et coupa sans plus de cérémonie cette main qui tenait l’arme, prêt à tuer. Elle retint son souffle et fonça tête première vers l’avant, brisant très probablement un nez au passage. Elle tomba au sol et un autre homme voulut lui donner un coup de pied, mais elle se redressa d’un coup sec, jouant de ses muscles lombaires pour se redresser sur ses pieds en un bon, évitant de peu le pied. Elle tourna dans les airs sur elle-même, jouant de l’agilité et de la légèreté naturelle des elfes, pour éviter une autre arme, frappant du poing un autre visage au passage. Elle entendit à peine les mots d’Eithel, tant ses oreilles bourdonnaient. Elle n’entendait que des rires cruels, du mépris, de la colère, un désir sadique, un plaisir malsain… leurs émotions empestaient son être au point qu’elle voyait trouble. Son souffle se coupait à mesure que les sentiments de ses hommes l’envahissaient et empoisonnaient son existence.

Elle prit sa tête entre ses mains, tentant de se boucher les oreilles, paralysée par ce qu’elle entendait. L’elfe poussa alors un terriblement hurlement. Pas un cri strident de détresse, mais un hurlement roque désespéré à faire taire ses ombres de sadisme. Ce désir d’elle qu’elle percevait de tout part par des hommes aux intentions de lui faire du mal lui était tout simplement incompréhensible. Comment pouvait-on désirer une femme en même temps que l’on pouvait chercher à la briser, lui faire du mal à ce point ?

Enragée, elle se jeta agilement, tel un chat en chasse, sur le premier homme près d’elle et le frappa de multiples fois au visage avec ses poings. Elle n’entendait plus la douleur de ses muscles ou de ses os. La jeune femme ne voyait plus qu’un désir express de faire regretter à cet homme d’être un monstre de désir innommable, inconcevable. Du sang perlait sur ses poings et elle n’entendit rien d’autre qu’une arme fonçant vers elle de nouveau, elle l’évita en se jetant vers l’arrière, retenant son poids que par ses chevilles, faisant un geste athlétique dont elle n’aurait jamais pu s’imaginer capable de faire. Elle emprisonna la main et utilisa la force du coup de l’agresseur pour le projeter vers l’avant, le faisant trébucher sur un corps au passage.

Elle était aveugle de colère, ne voyant plus que les émotions des autres, sans discernement. Son aura était maintenant violacée, prête à dégainer de nouveau contre quiconque se retrouvant sur son chemin.


-Vous n'êtes que des salauds !

Maugréa-t-elle d'une voix étonnamment basse, mais puissante à la fois. Elle pouvait bien attaquer Eithel ou toute autre personne maintenant, son calme et sa nature posée semblaient s'être envolée. C'était comme si son empathie avait entièrement pris les émotions de ses hommes et avait mis de côté Naélie, la laissant dormir dans un coin de son esprit.
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MessageSujet: Re: Presqu'au port Jeu 5 Fév 2015 - 0:48
Écraser ses ennemis, les voir mourir devant soi et entendre les lamentations de leurs femmes. Telle était ce qu’il y avait de mieux pour beaucoup. Mais Eithel a toujours été partagé dans ses émotions. Il se laissait emporter par la colère, et tel un démon vengeur il abattait sa lame sans répit sur tous ceux qui se dressaient sur son chemin. Pendant un combat Eithel affichait souvent un sourire fou et riait même parfois, esquiver, trancher, sentir le sang éclabousser son visage, voir un homme tomber à terre dans un râle de souffrance, cette tâche était devenue banale pour Eithel. Mais le silence après un combat acharné, les oreilles qui bourdonnent, l’impression que la nature autour s’est tue aux premières gouttes de sang versés. La sueur se mêlant au sang maintenant refroidis qui coule lentement le long de la peau, la conscience d’avoir arraché la vie à un homme qui avait peut-être une famille des amis une histoire…
Mais Eithel avait appris à tuer ses émotions, la moindre pensée parasite pouvait être fatale…

Eithel pensait être un sauvage au combat, mais la jeune elfe l’impressionna Eithel, au début elle semblait se battre de manière malhabile, mais elle semblait encore consciente. Mais d’un coup sa personnalité changea et Eithel eu l’impression de se battre aux côtés d’un bête sauvage hurlant et frappant dans tous les sens
« Sérieusement ? » se demanda Eithel dérouté… devrait il l’assommer si elle venait à sauter sur Eithel. Il se demanda un instant si elle était plus proche du mage ou du berzerker…
Il se débarrassa aisément de ses adversaire, il trancha rapidement deux têtes et fis le ménage derrière la jeune femme. Les derniers survivants détalèrent comme des lapins. Elle criait des menaces assise sur un homme inconscient. Ce n’était que des amateurs, pourquoi étaient-ils si surs d’eux Cela inquiéta Eithel au plus haut point.
Eithel s’approcha et enfonça son arme dans le front de l’homme pour l’achever et posa la main dur l’épaule de la jeune elfe :
« Nous ferions mieux de bouger… et vite… »
En effet, les hommes semblaient avoir d’autres compagnons, plus loin ceux qui avaient fui étaient en train de parler à d’autres hommes plus intimidants qui se dirigèrent immédiatement vers eux. Eithel ne laissa pas le temps à sa compagnonne d’infortune de répondre et il la souleva et partit en courant le sabre dans une main et la jeune elfe manifestement encore sous le choc sur l’épaule.
Eithel donna tout ce qu’il pouvait pour distancer leurs agresseurs et finit par arriver en ville et reposa la jeune femme dans une ruelle. Epuisé il se laissa glisser le long du mur et finit assis au côté de l’elfe
« Restons caches un petit moment ça risque d’être dangereux, ils pourraient même nous trouver ici… »

Eithel guettait du coin de l’œil le bout de la ruelle, il était trop exténué pour se battre et il valait mieux éviter les problèmes il ne savait pas combiens d’ennemis ils pouvaient avoir et si il pouvait tenir le coup après une course aussi folle.
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MessageSujet: Re: Presqu'au port Jeu 5 Fév 2015 - 3:34
L’elfe contemplait le sang et les corps au sol, toujours en pleine transe colérique. Elle nageait dans une folie passagère causée par un envahissement trop impitoyable d’émotions qui n’étaient pas les siennes. Plusieurs gouttes de sang tachèrent sa tunique, ses mains, le dessus de son front… elle toucha sa joue en tremblant, observant le liquide entre ses doigts, tremblante. Elle ne comprenait plus rien, se sentant complètement dépassée par la situation. Naélie sentie à peine qu’on la soulevait du sol, la transportant au loin. Son corps se laissa aller contre le corps de l’être humain tel un sac de patate, incapable d’avoir le moindre tonus. Ses oreilles continuaient de bourdonner, sa vue était limitée à un flou où les alentours étaient à peine perceptibles. Naélie continuait à sentir la colère, la rage, la haine… cette promesse de vengeance.

Puis, tranquillement, au fil des pas qui avançaient en direction opposée, l’elfe réussit à se couper de ses émotions si envahissantes. Elle se sentie libérer, capable de mieux respirer. Ses oreilles continuaient de bourdonner, mais la réalité semblait la rattraper. Ses pieds touchèrent bientôt le sol. Un sol précaire. Sa tête continuait de tourner malgré que le combat soit terminé et le tout loin derrière elle. L’humain pris même la peine de s’asseoir au sol, décidément confiant d’avoir semé leurs poursuivants. Elle le fixa un instant, remarquant qu’il était flou. Elle-même exténuée, elle se laissa tomber sur ses talons, genoux au sol, faisant ainsi face à Eithel.


-Vous en avez tué beaucoup…

Se contenta-t-elle de dire, d’un ton de voix où se laissait entendre fatigue et incertitude. Ses mains tremblaient, appuyés sur chaque côté de ses cuisses. Elle tentait de conserver une certaine contenance, mais il s’agissait de quelque chose de particulièrement difficile compte tenu des récents évènements. Elle n’arrivait pas à croire qu’elle ait pu user d’une telle colère… une telle haine envers ses hommes. Naélie s’était démenée à les détruire, les frapper… sans aucune considération pour leur intégrité physique. Cette façon de faire ne lui appartenait pas… ne venait pas d’elle… ne pouvait pas venir de sa volonté propre.

Elle retourna alors ses mains, contempla celles-ci… pleines de sang… du sang qui n’était pas le sien. Son incompréhension fit place à un remord sans nom : elle n’aurait jamais dû aller vers le port. L’elfe connaissait le danger des places publiques… comment avait-elle pu transgresser cette décision ? Seul le village d’Aldacoa semblait sécuritaire pour le moment, et encore, c’était bien éphémère !
Elle releva la tête tranquillement, fixant Either de son regard le plus pénétrant.

-Comment avez-vous fait pour les tuer  ? Sans remord… sans hésitation…

Murmura-t-elle en une question. Sa formulation était loin d’être un reproche, il s’agissait d’une curiosité très simple, née de son incapacité habituelle à faire une telle chose. Elle tentait de comprendre ce qu’elle venait de faire. Cette violence qui n’était décidément pas la sienne et qui avait frappé ses hommes sans aucun doute, aucun remord… d’où venait-elle ?

-Vous êtes qui ? Vous venez d’où au juste ? Pourquoi m’avoir aidé ?

Demanda-t-elle à brûle point, l’assenant de plusieurs questions sans attendre un seul instant qui ne réponde à une seule.
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MessageSujet: Re: Presqu'au port Jeu 5 Fév 2015 - 23:06
Eithel ferma les yeux un instant, il sentait le mur de pierre froids dans son dos, le sol était fait de terre humide, çà et là on voyait des rats passer entre des ordures abandonnées ici. Il n’y avait heureusement personne et ils étaient aux yeux d’Eithel assez loin des axes principaux.

Eithel respira profondément, sa gorge le brulait et son cœur cognait contre sa cage thoracique, les membres tremblaient à la fois d’excitation et de fatigue, il sentait de la sueur goutter le long de son dos et son corps maintenant au repos frissonnait… Heureusement qu’il avait dormis cette nuit, courir cette distance aussi vite avec une personne sur le dos n’était pas chose aisée… Il ne préféra na pas montrer de signes de faiblesse à la jeune femme pour éviter de l’alarmer sur la situation.

Elle se laissa tomber devant lui, elle semblait encore sous le choc et exténuée, un peu déboussolée elle fit une remarque sur le nombre de victimes d’Eithel. Encore une allusion à la mort, Eithel n’avait pas parlé a quelqu’un d’innocent depuis longtemps, pour lui la mort faisait partie intégrante du quotidien, cela était presque banal, mais ces phrases pourtant anodines étaient un triste rappel à la réalité. Eithel hésita un instant à laisser la jeune femme cachée quelque part pendant qu’il partirait massacrer leurs poursuivant ou au moins mourir en essayant, mais cela était trop risqué, il valait mieux rester avec elle…

Elle lui posa une série de questions, était-ce vraiment des questions ou se laissait elle seulement aller dans la panique, cela l’intéressait vraiment de connaitre une histoire aussi triste que celle d’Eithel ? Dans le doute, Eithel décida de répondre à toutes ses questions en gardant des zones d’ombres. Il préférait ne pas tout dire sur sa vie, cela pourrait se retourner contre lui. Eithel planta son épée sans le sol à côté de lui et commença après avoir pris une longue inspiration :


« Tu es encore une débutante n’est-ce pas ? »


Ce n’était pas vraiment une question, Eithel ne le dit même pas volontairement, cette phrase était sortie comme dans un souffle involontaire, comme un regret d’avoir été en partie la cause de la première débauche de violence dans la vie de quelqu’un qui n’avait rien demandé…

Eithel se ressaisit rapidement et continua :


« Parfois, nous ne choisissons pas le chemin que nous prenons dans notre vie, aussi loin que porte ma mémoire le combat a toujours fait partie de ma vie. Ne pense pas parler à un monstre sans âme ni remords, je ne suis pas un criminel…. Je suis plutôt une victime de la violence de ce monde… Comme des milliers d’autre, tous les jours des hommes meurent, ce n’est pas de leur faute, la noirceur du cœur de certains homme conduit de nombreuses âmes dans l’autre monde, moi… je fais partie de ceux qui survivent… »


Eithel s’arrêta un instant, il ne voulait pas commencer à s’éterniser dans de longs discours… Les mots sortaient de sa bouche naturellement, sa colère, ses remords, ses souvenirs partaient plus facilement quand il parlait…


« Cela fait bien des années que j’ai arrêté de compter le nombre des gens que j’ai tué, mais étrangement je me appelle de leurs visages…
Comme je te l’ai dit je m’appelle Eithel, je n’ai pas de nom de famille, autrefois je vivais dans les terres désolées… »


Eithel considéra que cela était une réponse suffisante, elle n’avait pas besoin de connaitre tous les détails de sa vie et de toute façon il n’avait pas le temps de les lui raconter


« Je t’ai aidé car tu es une âme innocente perdue dans un monde dangereux, j’essaie d’aider mon prochain pour essayer de faire pardonner les morts que j’ai fait tout simplement…. »


Eithel se releva en s’appuyant sur son épée, il essuya les traces de sang avec sa chemise et s’étira un peu pour éviter de laisser ses muscles s’engourdir


« Et toi, que dirait tu de me parler un peu de toi ? Je ne connais même pas ton nom »
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MessageSujet: Re: Presqu'au port Ven 6 Fév 2015 - 2:04
-Une âme innocente…

Murmura l’elfe du bout des lèvres, presqu’avec dégoût. Il ne connaissait rien d’elle, pas même son nom. Il ne pouvait même pas dire d’où elle venait, ce qu’elle avait fait. Il était là, à penser qu’il pouvait comprendre la personne qu’elle était. En redressant la tête vers lui, elle ne put s’empêcher d’esquiver un sourire de mépris, mélangé de tristesse. Comment pouvait-il bien deviner après tout ? Comment pouvait-il seulement imaginer qu’elle était née et avait vécu la plus grande partie de sa vie dans la forêt de Ténébrisse ? Que ses propres parents l’avaient renié ? Que tous ceux qui croisaient sa route, se faisaient un devoir de tourner les talons, effrayés de ce qu’elle pouvait faire ? Elle laissa échapper un rire amer, tel un exutoire de tout ce dégoût qu’elle ressentait au plus profond d’elle-même. Elle se redressa rapidement, lui faisant face. Elle croisa alors les bras sans plus attendre, tentant de ne pas le vexer plus qu’il ne l’en faut.

-Te parler de moi ? Et pour quelles raisons ? Ne sembles-tu pas tout connaître de moi ? La pauvre petite écervelée, innocente, naïve et faible que tu as tenue à protéger tout à l’heure ?

Lâcha-t-elle finalement d’un ton un peu froid et amer.

-Tu sembles bien mystérieux, ô Eithel. Mais au fond, tu n’es qu’un simple humain avide de vengeance et de profits personnels, comme tous les autres.

Dit-elle en le fixant de nouveau, d’un ton tout aussi accusateur, tout aussi froid. Elle ne s’était jamais sentie comme ça. Froide. Amer. Susceptible. Elle ne comprenait pas d’où venaient toute cette froideur et cette envie de lui faire comprendre qu’il ne l’impressionnait pas, qu’elle n’était pas qu’une enfant en besoin d’être sauvée. Elle se pinça la lèvre inférieure, se concentrant sur le pan du mur en face d’elle, cherchant une explication à sa morosité. Probablement le résultat de tout cet éclat de sang, de haine et de vengeance. Un mélange d’une baisse d’adrénaline brutale, compilée avec des sentiments émanant probablement d’Eithel et qu’elle ne comprenait pas tout à fait. Qui était-il ? Elle avait de la difficulté à cerner ce mélange d’haine, de désir de vengeance, justice… ces notions lui étaient étrangères. Elle se sentait incapable de comprendre ce dont il exprimait sans s’en rendre compte.

-Je suis Naélie. Mon nom de famille n’a aucune importance.

Répondit-elle après un certain temps, songeuse de sa propre réponse.
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MessageSujet: Re: Presqu'au port Lun 23 Fév 2015 - 0:17
Eithel mit quelques secondes à réagir, il avait voulu l’aidé, il lui avait sauvé la vie et maintenant elle osait le juger, cette jeune insolente qui ne savait rien d’elle.

Eithel sourit, puis commença à ricaner son ricanement se mua peu à peu en un rire un peu fou, elle avait réussi à énerver Eithel et ce n’était pas une très bonne nouvelle pour elle. Eithel s’approcha tout doucement d’elle et caressa sa joue du dos de sa main :

« Tu te vexe rapidement ma petite, et tu parles beaucoup, mais tu ne sais pas grand-chose de moi… »
D’un geste rapide comme l’éclair il plaqua la jeune elfe contre le mur et appuya sa lame sous sa gorge, Eithel allait un peu jouer avec elle, il ne la connaissait pas, mais elle lui paraissait un peu trop présomptueuse, il allait lui montrer que sa gentillesse avait parfois des limites :

« Avide de vengeance et de profits personnels dit tu ? Tu as peut-être raison je devrais peut être te tuer froidement, prendre tes affaires et pourquoi pas prendre ta tête comme souvenir. Je croise peu d’Elfes, et je ne sais pas estimer leur âge, mais je devine que tu es jeune, plus jeune que moi sans doute, tu n’as pas dû en voire beaucoup des horreurs… Peut-être devrais-je t’en faire découvrir quelques-unes ?»

Eithel s’approcha très près de la jeune elfe  jusqu’à sentir son odeur et son souffle il susurra à son oreille « ou peut que tu me juge trop vite »

Eithel recula d’un pas et retira son épée du cou de la jeune fille pour la laisser souffler, il avait réussi à se calmer, Eithel était trop impulsif il le savait et parfois il se laissait emporter par de brefs élans de colère qui parfois se soldaient par la mort de quelqu’un. Eithel recula un peu effrayé, non pas par la jeune femme mais par lui-même et s’assit sur un tonneau renversé qui gisait non loin de là.

Il souffla quelques secondes et s’essuya le front du revers de la main. Et dit à Naelie :

« Désolé Naelie… Je m’emporte vite, surtout dans ce genre de situations, mais à l’avenir évite de dire à moi ou à des gens qui ont vécus certaines choses, je n’espère pas que tu puisse comprendre ca un jour, vraiment… »
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MessageSujet: Re: Presqu'au port Mer 4 Mar 2015 - 19:02
La situation lui avait semblé si surréaliste que l’elfe s’était contenté d’être témoin de ce qui lui arrivait, ne bougeant pas d’un iota. Sa respiration s’était arrêtée, tout son corps s’était figé et son esprit avait cessé de fonctionner pour que seul tout son état émotionnel fonctionne à plein régime. Son regard fixait la colère et le débordement de cet être qui semblait épris d’un besoin impératif de lui faire payer ses mots. Puis, son inquiétude la quitta graduellement pour faire place à une forme de lassitude. Il semblait si en colère de ce qu’elle venait de dire, de ce qu’elle avait décrit de lui. Et pourtant, il continuait à faire lui-même ce qui lui reprochait : il jugeait sans la connaître. Elle esquiva brièvement un sourire sans joie, un faux sourire. Il s’agissait là d’une micro-expression criante de l’ironie de ses émotions. Finalement, il lui lâcha la gorge et prit place sur un tonneau, semblant apeuré de ses propres gestes. Ses mots lui firent encore plus mal qu’il ne pourrait jamais imaginer. Comment pouvait-il comprendre qui elle était ? Naélie était ainsi faite : elle ne pouvait s’empêcher de dire ce qu’elle pensait.

-Tu me demandes de ne pas te juger, mais encore là, tu me juges toi-même. Que dois-je donc conclure de ta demande… un ordre ou une simple demande sincère ? Et si c’est une demande sincère, pourquoi n’es-tu pas congruent dans ce que tu demandes… ?

Murmura-t-elle en observant le bout de ses ongles, lasse. Elle était fatiguée de ne rien comprendre, fatiguée d’enchaîner les erreurs avec tous ceux qu’elle rencontrait sur son chemin. Était-elle donc si maladroite ? Si impossible ? Elle redressa sa tête, fixant Eithel de son regard le plus intrusif.

-Je suis désolée de mes paroles, mais tu m’avais piqué des tiennes. Je ne pensais pas te blesser autant. Mais lorsque nous sommes aussi touchés des mots murmurés par des inconnus, c’est qu’il y a une part de vérité…

Commença-t-elle d’une voix douce, ne cherchant nullement à piquer, mais plutôt à constater.

-Tu dis que je ne peux pas comprendre, et tu as raison. Je ne suis rien d’autre qu’une sauvage qui apprend tranquillement à me faire des usages et de l’hypocrisie sociale bien placée. Je ne souhaitais pas nuire, je ne pensais même pas en mal à vrai dire.

Continua-t-elle avec une pointe de nostalgie, sa forêt lui revenant en mémoire. Son côté sombre et sauvage, mais si simple au fond.

-Je veux te suivre. Je veux apprendre les usages et te suivre pour mieux comprendre le fonctionnement en société. J’ai toujours tenté de tout apprendre par moi-même en observant les autres et en côtoyant les autres brièvement, mais je vois bien que c’est insuffisant. Je te donnerai ce que tu veux en échange. Je trouverai bien une façon de t’être redevable. Voit cela comme une opportunité à tirer un profit quelconque…

Lâcha-t-elle finalement, décidée finalement d’une manière quelque peu impulsive. Sa demande comportait une part de vérité, mais restait néanmoins que son ambition première n’était pas de véritablement apprendre les usages, mais plutôt de comprendre cet individu qui lui inspirait beaucoup de méfiance, mais qui l’intriguait également, aussi étrange que cela puisse paraître. Elle ne comprenait rien à ce qu’il recherchait et tout ce qu’il avait fait jusqu’à maintenant… l’aider, l’attaquer, la sauver, l’aborder… la laissait dans un nuage de perplexité et d’incompréhension qui lui semblait impératif de comprendre.
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MessageSujet: Re: Presqu'au port Jeu 16 Avr 2015 - 0:12
Eithel resta abasourdis pas la demande de la jeune elfe, le suivre, que voulait elle dire par là, quelques jours ? Quelques semaines, quelques mois, voire plus ? Eithel ne comprenait même pas la nature de sa question et ne s’imaginait pas une seconde qu’une étrangère telle qu’elle souhaite passer du temps avec un meurtrier tel qu’Eithel. Il pensait été condamné à la solitude, il pensait que la compagnie qu’il voulait former avec son frère n’aurais que peu de lien avec Eithel. Eithel aurait préparé les plans et serait parti en première ligne pour diminuer un peu le nombre d’ennemis avant que les autres ne finissent le travail. Il ne pensait pas que des hommes voudraient le suivre, et encore moins des jeunes femmes qui semblaient aussi délicates que Naelie.
Eithel réfléchit quelques instant, c’est vrais que toute nouvelle recrue potentielle était bonne à prendre, mais même si le fait que Naelie le suive pouvait être bénéfique pour Eithel, le serait-ce pour elle ? Eithel avait déjà blesse ou perdu trop de ses proches, il ne voulait pas en perdre plus, il ne voulait plus perdre d’amis.
« Ne t’emballe pas Eithel, si ça se trouve elle ne souhaite que passer la journée avec toi » Eithel se tapota les deux joue pour se réveiller et sortir de ses songes, ils étaient poursuivis, et chaque seconde comptait. Eithel n’avait pas le temps pour penser aux dilemmes moraux pour aujourd’hui.

« Si tu souhaites me suivre, qu’il en soit ainsi, mais pas aujourd’hui… »
Eithel sortis de quoi écrire et traça un plan rapide de la rive sud du lac indiquant la position du futur chantier.

« Attends-moi là, je t’ rejoindrais, j’ai encore à faire et cette ville est dangereuse, alors fuis je te jure sur ma lame que je t’y rejoindrais aussi vite que possible, et si je meurs mon amis Caacrinolas sera la pour toi, à bientôt je l’espère, je pars faire diversion pour toi »

Eithel sortis de la ruelle la lame au clair et vis ceux qui les poursuivaient non loin de là, Eithel leur lança une pluie d’insulte et les attira loin de la ruelle, espérant qu’ils oublient sa jeune camarade. Il fuit jusqu’à une place déserte et les attendit. Eithel ne fuyait pas, il se battait. Il vaut mieux mourir en héros que vivre en lâche. Eithel ne pourrais pas vaincre le nécromancien s’il ne pouvait pas battre des péquenauds avides d’or.

Ils étaient 10, facile. Le premier n’attendit pas ses frères, son visage fut vite barré d’une ligne rouge, son corps s’effondra aux pieds d’Eithel. Les deux suivants n’étaient pas plus prudents, en cinq coups la gorge du second et le ventre du troisième furent ouvert. Les 7 restants furent d’un coup plus prudent, prenant le temps d’entourer notre héros. L’un d’entre eux chargea par derrière, il ne fut pas assez rapide, ils n’étaient plus que 6. Le plus grand du groupe avança sur de lui, tenant un espadon d’une main et un bouclier de l’autre, un vrais colosse. Il frappa, lentement, Eithel évita les coups, certains avec difficulté, mais le géant ne sut éviter la lame d’Eithel. Les 5 derniers prirent peur et fuirent lorsque le claquement des bottes dès la milice se fit entendre. Eithel partit se cacher aussi, préférant attendre que l’agitation se calme avant de se remontrer au grand jour….
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Presqu'au port

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