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Open your eyes, child

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MessageSujet: Open your eyes, child Mar 30 Déc 2014 - 21:35
Maeve suivait la caravane sans grand enthousiasme. Sa mère insistait de plus en plus pour qu’elle prenne conscience de l’importance du monde marchand, mais elle s’enfuyait et se tortillait pour sortir du carcan où sa mère tentait de l’enfermer. Du moins, elle pensait que sa mère essayait de l’emprisonner dans le monde marchand, alors qu’elle voulait simplement qu’elle prenne la vie un peu plus au sérieux, ne voyant en sa fille qu’une saltimbanque tournoyant sans but. Malgré tout, Maeve était heureuse dans ce monde de couleur et de danse et ne souhaitait pour rien au monde en sortir, surtout pas pour rejoindre le monde de chiffre et de platitude des échanges marchands. Comme compromis, elle avait promis à sa mère de faire partie du cortège qui allait voir le nouveau baron du lac d’Ambarnest pour renouveler les accords marchands. Le baron précédent s’étant causé la mort, ils devaient revoir les chiffres et les pourcentages, re-négocier le tout avec le nouveau chef de la place et essayer, comme toujours, d’avoir une plus grande part du gâteau. Peut-être était-ce là la source du dégoût qu’éprouvait Maeve pour le monde marchand, le besoin de toujours avoir plus, ne jamais se satisfaire d’aujourd’hui et agir en loup pour essayer d’avoir un meilleur demain.

La jeune satyre était loin, très loin de ce mode de pensée. Mais, pour faire plaisir à sa mère, elle devait s’essayer, du moins, faire semblant de s’essayer. Elle ne comptait réellement pas donner son 100%, peut-être même allait-elle faire foirer quelques petits trucs pour faire comprendre que ce n’était pas son monde et décourager les marchands de la caravane de manière assez forte pour qu’il la laisse tranquille, voir même l’interdire de participer aux échanges! Ça, ce serait le rêve. Même sa mère ne pourrait plus rien dire et elle pourrait enfin être libre de faire ce qu’elle fait de mieux, c’est-à-dire danser, chanter, et la suivre dans les traces de soigneuse de la caravane.

Arriver aux portes du port, les marchands lui firent signe de les suivre et avec un soupir, elle prit une petite sacoche avec une flûte et un petit kalimba, un instrument constitué de lamelle de métal sur une caisse de résonnance. Peut-être qu’après le fiasco qu’elle planifiait provoquer, elle irait se détendre dans une taverne et se ferait quelques piécettes en même temps. Les rues étaient larges et bien entretenues, du moins pour la partie centrale de la ville. Elle ne prêtait pas attention aux détails de la route, les mains dans les poches de sa longue jupe cuivrée, le visage baissé vers le sol, une attitude boudeuse purement adolescente. Donnant des coups de sabot aux rares cailloux de la route, elle soupirait constamment.

Arrivée aux doubles portes menant à un hall d’entrée de taille très respectable, elle ne put s’empêcher de lever les yeux vers les riches tentures qui décoraient les murs, racontant les hauts-faits, les légendes et les mythes qui entouraient la cité. Suivant le groupe presque inconsciemment, elle sursauta lorsqu’elle se rendit compte qu’ils étaient devant le baron du lac. Cet homme – pardon, ce furry, était responsable de tout ce qui entrait et sortait de la ville et avait un pouvoir de vie et de mort sur tous et chacun qui entrait sur ses terres. Un frisson glacé lui parcouru l’échine et tous ses plans de ridiculiser les marchands ou de faire planter leurs efforts de négociations furent oubliés et relégués aux fantasmes ridicules d’une adolescente frustrée.

Les marchands se présentèrent un à un, tous humains, sauf un furry appartenant au genre oiseau, un grand cardinal rouge. Maeve, comparé aux humains et aux furrys qui composait la garde rapprochée du cortège, était frêle et paraissait aussi fragile qu’une branche de bois sec. Ses grands cheveux cascadaient dans son dos et ses grands yeux étaient ouverts sur tout ce qui se passait, absorbant chaque détail de la salle et des gens autour d’elle. C’était surtout le baron qui retenait son attention et après un moment, elle ne pouvait pas décrocher son regard de lui. Elle devait se retenir pour ne pas taper du sabot de nervosité, mais elle réussissait jusque-là à se comporter avec dignité.

Elle sentit quelqu’un, le cardinal, lui toucher le bras de manière insistante, brisant sa concentration et sa fascination pour le baron. Tournant son regard vers lui, il lui murmura un ordre, de se présenter comme on le lui avait appris. Réalisant qu’elle faisait attendre tout le monde dans la salle, elle balbutia quelques excuses et fit un pas en avant, parlant d’une voix légèrement chevrotante sur les premiers mots, mais elle prit rapidement le contrôle de sa voix pour qu’elle soit douce et harmonieuse, comme la ménestrel qu’elle est.

- Mon nom est Maeve Quickmoon, je suis en votre présence en tant qu’observatrice. Puisses mes faux-pas être pardonnés, si quelconque parole ou geste vous offense lors de la visite de la caravane, monseigneur.

Elle termina sa présentation sur une petite courbette gracieuse avant de retourner derrière les marchands, là où elle pouvait tout observer sans trop se faire remarquer.
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Séverin
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MessageSujet: Re: Open your eyes, child Mer 31 Déc 2014 - 13:53


Comme d’habitude, Séverin avait la tête ailleurs, perdu dans ses réflexions et ses pensées que tous préfère ignorer. Mais à la différence des autres jours ordinaire, aujourd’hui était un jour ou le travail de baron était de mise. En effet depuis que le reptile était devenu Baron à la place du Baron, il avait écopé de bon nombre de corvées administratives, dont celle concernant le commerce. Bien que cette dernière ne le concerne pas vraiment, il s’est pourtant appliqué ces dernières années à améliorer  le plus possible les revenues et le confort du port et ceci pour une raison simple; les habitants faisaient moins attention aux diverses disparitions qui se produisaient depuis son arrivée.  Entretenant son image de noble dur et inflexible, Séverin avait réussi à se faire respecter et craindre, ce qui l’arrangeait vue que personne n’osait alors l’accuser de probable enlèvement.

Vous l’aurez compris, Séverin n’est pas un tendre et encore moins un Baron honorable, avec lui tout n’est que manigance et tromperie, car ce qu’est réellement le Baron Efialtis, personne  ne souhaite le savoir, et ceux qui, par mal chance, le découvre, finisse par le payer chère.

Revenons à aujourd’hui. Faisant les cent pas dans son bureau, il ignorait complètement ses représentant commerciaux qui couraient dans tous les sens pour être sûr de ne rien oublier concernant le contrat qui aller se signer le jour même. Il faut tout de même les défendre en admettant que certaine caravane Lendas pouvaient s’avérer être de véritable arnaqueuse.  Mais cela, Séverin n’en avait cure, car il avait engagé ses hommes là pour justement éviter tout abus et autres escroqueries. Claquant du pied sur le sol, il s’arrêta net et sortie du bureau en claquant la porte. Une fois dans le couloir, il appela l’un de ses serviteurs personnel qui rappliqua rapidement. Il s’agissait là d’une jeune furry renardes  des plus jolies et des plus soumise aussi.  Vêtue d’une  tenue rappelant sa position de servante, elle s’abaissant très humblement devant Séverin tout en gardant le silence. Celui-ci la regarda avec un sourire carnassier.


Toi et ton frère, vous aller me préparer la « chambre d’ami », il est fort possible que nous ayons un invité ce soir.


Cette jeune femme ainsi que son frère étaient les seules personnes de tout Ambarnest à connaitre son secret et sa véritable nature mais nous n’expliquerons pas ici pour quelle raison. Alors que sa garde accueillait les visiteurs et futurs collaborateurs, Séverin sourit une dernière fois à sa servante avant de se diriger vers les escaliers menant au hall d’entrer, suivit de près par ses responsables commerciaux, qui avaient plus ou moins retrouvés leur calme.  
S’arrêtant à la dernière marche du grand escalier afin de garder une certaine hauteur et d’appuyer sa puissance, le Baron Efialtis observait la drôle d’assemblée les mains jointent dans son dos. Il ne l’avait pas  remarqué jusqu’à présent, mais lorsque celle-ci se présenta, il appuya son regard  avec insistance un certain sourire aux lèvres que certain auraient pu qualifier de mauvais ou  du moins suspect. Après ces succinctes présentations, les représentants de Séverin accompagnèrent la délégation Lendas dans la salle de réunion. C’est à ce moment que Séverin décida de s’approché de la jeune hybride qui avait piqué sont attention quelques minutes plus-tôt et d’une voix douce s’exprima.


Ces réunions me fatigue, c’est d’ailleurs pour cette raison que j’ai embauché ses drôles…  


Par ces « drôles » il entendait les trois commerciaux qui étaient actuellement occupés à vanter les mérites des ressources que pouvait procurer le Lac. Il s’agissait là de trois Hommes d’âge moyen, allant de la trentaine à la quarantaine. Physiquement, ils n’avaient rien de particulier, mais il faut tout de même admettre qu’ils étaient efficaces.



De ce que je peux voir, il ne semble pas que cela soit aussi ta tasse de thé. Si tu veux, je peux te faire visiter mon domaine pendant que les autres palabres. Je t’ai aperçu admirer les teintures… A l’étage, nous en avons d’autres, ainsi que des tableaux si cela t’intéresse.  


Une main dans le dos, l’autre allant entre les omoplates de sa jeune invitée, il l’entraina sans vraiment forcer vers les étages supérieurs restant droit pour appuyer sa noblesse essayant d’avoir un sourire accueillant.


Donc tu t’appelles Maeve c’est ça ? Dit moi, qu’est ce qui t’intéresse ? Quel sont tes hobby ?  


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MessageSujet: Re: Open your eyes, child Dim 4 Jan 2015 - 14:26
Maeve venait de revenir dans les rangs de la délégation lorsqu’un frisson désagréable lui fit lever le duvet de ses bras. Levant les yeux, elle regarda autour d’elle pour sentir la source du malaise, avant de croiser le regard insistant du baron sur elle. Son sourire ne lui inspirait guère confiance, mais elle attribua cela au physique inhabituel du Furry… Tout en baissant les yeux pour éviter de croiser plus longtemps le regard avec cet homme étrange. La soirée avançait bien lentement, elle cherchait une porte de sortie, une excuse pour sortir de cette pièce qui semblait beaucoup plus petite, maintenant que l’ennui faisait effet. Une voix douce venant de derrière elle la surprit, et elle se retourna pour se retrouver face à la poitrine du baron. Levant les yeux, elle s’aperçut qu’il était plus grand qu’elle le pensait, la surplombant d’une tête et demie. Levant ses grands yeux verts pour regarder le visage de son interlocuteur, elle ne put que sourire lorsqu’il appela ses employés des « drôles ». Peut-être n’était-il pas si méchant, après tout…

En fait, peut-être était-il même beaucoup plus gentil et affable que sa première impression pouvait laisser présager. Il lui proposa d’aller admirer des œuvres d’art et son sourire s’élargit, sincère et enthousiaste.

- Non, les disputes sur des pourcentages et des chiffres ne sont vraiment pas dans mes cordes, je dois l’admettre! Mais il faut que je vois un peu de tout dans ma vie, me faire une éducation…

Elle soupira de découragement en passant à sa mère qui essayait par tous les moyens possible de lui trouver un autre centre d’intérêt que la musique et la danse, comme si elle voulait que sa fille soit autre chose qu’elle avait été dans sa jeunesse… Mais le gène artistique était apparemment héréditaire et rien de ce que sa mère tentait ne fonctionnait sur la jeune hybride. Autant prendre ce qui passe comme divertissement alors, dans ce cas-ci étant le baron qui semblait partager son point de vue sur l’intérêt du divertissement d’adultes qui se chamaillent autour d’un bout de papier.

- Je vous suis avec plaisir, messire baron. Il est vrai que les teintures m’ont impressionnées, je n’ai pas l’habitude d’autant de richesse…

Sa phrase se fit couper court par le contact de la main du Furry dans son dos. Non pas que les contacts physiques l’intimidaient, mais elle ne s’y attendait pas. Elle marcha à ses côtés sans dire un mot, en l’espace d’un instant toute son attention se dirigea vers les œuvres d’art qui se dévoilait peu à peu devant elle. Bien qu’elle soit plus une artiste de performance et avait peu de connaissance concernant la peinture, elle était gourmande de l’esthétisme des peintures traditionnelles et des teintures racontant des histoires, les fins tissages qu’elle admirait à côté du baron satisfaisant cette faim de beauté comme rarement.

- Oui, mon nom est Maeve. Vous préférez être appelé sire, monseigneur, baron? J’ai peur que mon manque d’étiquette soit un peu trop flagrant…

La suite des questions la surprit un peu. Pourquoi un noble s’intéresserait-il à elle? Ah, pour faire la conversation, peut-être. Simplement pour être poli et meubler le silence qui pouvait être perçu comme un malaise par certaines personnes. Il ne pouvait pas sérieusement s’intéresser à elle… Mettant un pied, ou un sabot, dans la réalité, Maeve se rendit compte de l’irréalisme de la situation. Elle, une moins-que-rien des Lendas ne pouvait pas être digne d’intérêt pour un baron de son statut. Elle camoufla un soupir et afficha un sourire professionnel, un peu comme quand elle devait se forcer pour paraître avenante alors qu’elle voulait simplement partir après une représentation.

- Ce qui m’intéresse, messire? Beaucoup de choses… Ma mère est herboriste, donc la science des plantes est dans mes cordes, sinon, je suis une artiste de performance. Je chante et je danse pour gagner ma vie dans la caravane.

Laissant planer un court silence, elle se retourna vers le baron et avec un sourire un coin, recula d’un pas pour pouvoir le regarder dans les yeux sans se casser le cou à cause de la différence de grandeur.

- Et vous baron, qu’est-ce qui vous intéresse dans la vie? Si j’ose demander…
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Séverin
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MessageSujet: Re: Open your eyes, child Dim 4 Jan 2015 - 19:13


Posté à côté de la jeune hybride, Séverin regardait les tentures et tableaux avec elle. L’écoutant répondre, ses lèvres affichaient toujours un sourire réconfortant. Au fur et à mesure de la discussion, le baron la guidait à travers le château dans divers couloirs et grandes salles abritant nombreuse œuvres venant de tout le pays d’Aëndryl.


Appelle moi Séverin si tu le souhaite, je n’accorde pas beaucoup d’importance au titre que l’on me donne temps que le respect est présent dans les paroles.  


Observant discrètement la jeune femme de haut en bas, le dragon employa une faible partie de son pouvoir d’empathie afin de mieux cerner ce que ressentait son invitée. A travers celui-ci il capta une émotion timide et discrètement apeurée mais tout de même curieuse et cela le ravit. Imposant un peu plus son statut de noble, bien que celui-ci ait été volé à son prédécesseur, il se délectait des paroles de cette hybride des plus étonnantes.


Chant et dance !? Tu es donc bien une artiste. Je suis fort curieux de te voir à l’œuvre… Peut être tout à l’heure ? Si tu le veux bien évidement… Je ne te forcerai pas.  


Comme il l’attendait, la jeune femme rétorqua par une question du même type que les siennes. Et comme il aimait s’amuser, il se prêta au jeu laissant pour le moment son rôle de baron ferme de côté. Riant, il lui répondit :


Je qui m’intéresse ? Pas le commerce en tout cas, bien que certaine fois cela soit nécessaire. Sinon, je suis curieux de beaucoup de chose… Mais ce qui me plait le plus c’est de rencontrer des gens, d’apprendre à les connaitre et surtout, partager nos passions commune. Un peu ce que l’on fait actuellement


L’enlaçant d’un bras sur les épaules, il l’invita à continuer la visite du Domain. Empruntant de nouveaux couloirs, ils passèrent devant d’autres salles plus ou moins décorées et finirent par arriver devant son bureau. Lui expliquant l’importance de cette pièce il en profita pour décrire partiellement les tâches qui incombaient à un homme tel que lui. S’écartant un peu d’elle il laissa tomber ses bras de manière désinvolte.


Les gens du bas peuple imaginent que nous ne faisons rien de nos journées et que nous accordons plus de place aux réceptions et autres soirées de beuverie, mais je t’assure que ce métier, si on peut appelez ça comme ça, n’est pas de tout repos. Beaucoup de choses dépendent de nous et des personnes que l’on choisit pour nous seconder. Je rigolais plus tôt de mes responsables du commerce, mais je n’ai pas eu à me plaindre d’eux pour le moment.  


Séverin jeta un regard à la porte close qui menait à son bureau puis s’en détourna d’un geste vif vers l’autre côté du couloir. Tendant le bras en avant il reprit.


Il serait sans doute mal venue que je t’invite à voir mon bureau de suite, allons plutôt par-là. Puis je ne sais pas quel heure il est, mais il serait peut être bon de regagner le salon, le soupé devrait pas tarder à être servis.  


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MessageSujet: Re: Open your eyes, child Ven 9 Jan 2015 - 17:14
Maeve se doutait bien que le baron devait avoir quelconque intention derrière la tête, après tout, une personne de son statut ne parlerait pas à une jeune hybride comme elle pour le simple plaisir de lui parler… Quoi qu’il clame que c’est bien ce qu’il aime faire. Elle réfléchissait toujours à sa proposition, de lui faire un spectacle, et ne savait trop comment un spectacle de noble était sensé se dérouler… Elle ne voulait pas manquer à une étiquette quelconque, et une bourde était si vite arrivée. Elle ne doutait pas de se faire aimer, après tout, tout le monde l’aime…. Mais malgré ses talents, elle n’avait aucune éducation sur les gestes à faire et ne pas faire en présence d’un baron. Elle décida d’y réfléchir plus tard, sans le stress du baron qui la regardait ainsi… Ce qu’il pouvait être intimidant…

Elle l’écoutait à moitié, un peu inquiète de la promiscuité qu’il se permettait avec elle. Le bras sur ses épaules la dirigeait calmement, mais elle ne savait pas si c’était simplement dans le caractère général du baron ou s’il tentait de faire passer un quelconque message. Ce geste de possessivité, pour la jeune hybride, en disait beaucoup sur la manière de voir la jeune femme. Elle était plus petite, plus faible, et à sa merci. Et ça ne lui plaisait pas. Certes, physiquement, elle ne pouvait même pas espérer rivaliser avec Séverin, mais peut-être qu’elle pouvait lui faire comprendre qu’elle n’était pas qu’une petite hybride sans défense. Sa mère lui avait dit, que là où les hommes ont la force physique, les femmes ont une langue et il suffisait de l’acérer pour qu’elle soit à la hauteur de n’importe quelle arme.

Son but n’était aucunement d’attaquer le baron, simplement se rassurer elle-même. Elle était encore en contrôle un minimum de la situation, elle n’était pas un objet que le baron pouvait diriger à sa volonté.

Elle répondit d’une voix hésitant, ne sachant trop sur quel terrain elle s’aventurait.

- Je n’irai pas jusqu’à dire que vous ne faites rien de vos journées, mais il est certain que vous avez une vie plus… tranquille que bien des gens. Avez-vous déjà eu à marcher trois semaines sans repos, sous peine de mourir de chaleur lors de la traversée du désert? Bien sûr, beaucoup de choses dépendent de vous… Mais si quelque chose tourne mal, vous pouvez toujours déléguez le blâme sur quelqu’un d’autre. Si le fermier qui mouds son grain fait un faux pas, il perd un membre et ne peux plus vivre une journée sans douleur, ne peut plus subvenir aux besoins de sa famille, et ainsi de suite.

Elle évitait de regarder le baron, testant malgré elle les limites des paroles qu’elle pouvait dire. Tout était dit dans le respect, mais dans une honnêteté brutale. Elle ne cachait pas le fond de ses pensées et comme elle l’espérait, cela la rassurait de savoir qu’elle était toujours capable de parler, sais baillons.

- Pourquoi serait-il malvenu de m’inviter dans votre bureau? De toute façon, je ne connais rien de l’étiquette et un bureau ne semble pas être une pièce… indécente.

Elle ne connaissait rien au sujet des bureaux, parlant totalement à travers son chapeau. Peut-être était-ce la pièce où il recevait des gens important, où il signait des papiers et tout le tralala, mais elle ne pouvait être certaine que d’une manière : y rentrer. Pas sans Séverin, bien entendu, mais sa curiosité était piquée. À quoi un bureau de baron ressemble? Peut-être y allait-il avoir quelconque alcool de riche, caché dans un tiroir, pour trinquer sur des accords ennuyants comme ceux qui se discutent dans le salon.

- Avez-vous peur qu’ils commencent le souper sans vous, Séverin?

Ils continuaient pourtant de marcher, le bout de sa langue lui chatouillant. Elle avait prononcé son prénom… Sans même y penser. Le prénom d’un baron, une personne avec un statut social mille fois au-dessus du sien, et elle l’avait prononcé comme celui d’une personne familière. Fronçant le nez, elle se mordit le bout de la langue pour enlever l’impression qu’un simple mot lui avait brûlé le bout de la langue. Chassant cette impression d’un léger mouvement de tête, elle plaqua son sourire habituel sur ses lèvres, dissimulant physiquement toute trace de malaise passé ou présent.

- Où m’emmenez-vous maintenant?

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Séverin
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MessageSujet: Re: Open your eyes, child Mar 13 Jan 2015 - 23:11


Le Baron sourit à l’entente de son prénom. Marchant à ses côtés, il guida la jeune hybride vers la salle à manger.  Ensemble, ils traversèrent quelques couloirs qu’ils avaient déjà vus précédemment, avant de retomber sur le grand escalier qu’ils avaient monté plus tôt. Quelques mètres de plus, ils finirent par arriver à la fameuse pièce de laquelle s’échappait un délicieux fumé de viande rôtie et autres légumes rissolés. Il est important de noter que Séverin avait senti, de par son pourvoir d’empathie, l’inquiétude de Maeve et cela l’amusait quelque part. Mais il voulait garder pour le moment son côté gentil afin de ne pas lui faire peur. Il est tellement plus doux de voir une confiance brisée, qu’une terreur immédiate.

Le reptile s’arrêta devant la porte et se tourna vers son invité.


Contrairement à ce que tu penses, je sais absolument ce que veut dire marcher sous le soleil, ou bien sous la pluie… sans même parler des jungles et forêts plus efficaces à vous ôter la vie, plutôt que de l’illuminer de leurs beautés végétales. Avant d’être ce que je suis aujourd’hui, j’étais un simple voyageur tout comme toi  


Il sourit et huma l’air contre la porte


Pour ce qui est du bureau, je t’expliquerai plus tard, pour le moment je t’invite simplement à sentir l’air. Tu sens ce parfum délicat de viande et de légume ? Nos chefs cuisiniers se sont surpassés comme d’habitude.  


D’un mouvement sec mais noble, il ouvrit la porte. Derrière celle-ci attendait déjà la délégation et les commerciaux. Au vue de la tête de chacun, on pouvait comprendre que les négociations s’étaient plus tôt bien déroulées. D’un mouvement de mains, Séverin les invita à s’assoir et invita Maeve à se placer à côté de lui. Une fois tout le monde assit il s’exprima à voix haute.


Mes chers amis, de ce que je peux voir les négociations semble s’être très bien passées. Ne perdons donc pas plus de temps en blabla et mangeons à notre faim.  


Sur ce, tous se mirent à tablé et très vite un brouhaha s’installa dans la pièce. Ne se préoccupant plus de l’assemblé, le baron reposa son intérêt sur la petite hybride. Se penchant vers elle pour qu’elle puisse entendre il lui murmura d’un ton rieur :


Et voilà comment faire pour éviter de longues discussions ennuyante. Que penses-tu de ça  


Riant il ajouta


Pour répondre à ta question de tout à l’heure, je te dirais d’imaginer simplement ce que les gens penseraient en voyant un baron et une jeune et jolie fille comme toi entrer dans une pièce fermée…. Ça jazzerait non ? Puis… Comme je sens une certaine inquiétude en toi, je précise tout de suite que je ne suis pas de ces gens-là, je te rassure.  


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MessageSujet: Re: Open your eyes, child Mer 14 Jan 2015 - 7:31
Les portes, les tableaux, les couloirs étaient les même qu'elle avait déjà traversé et après un ou deux tournants, elle compris qu'ils retournaient dans la salle de réception. Dommage, elle commençait à se mettre à l'aise avec Séverin et elle aurait prolongé la discussion, peu importe les ragots qu'elle aurait pu commanditer. De toutes façon, ils auraient bien été content qu'elle s'occupe de rendre le baron heureux pendant qu'ils négocient quelconques traités. Quant à ce que pense les conseillers du baron, elle n'en avait cure. De toute façon, un hybride n'est jamais bien vu en ce monde, marchant toujours sur une corde raide et ayant toujours à prouver la légitimité de leurs actions.

Elle se découvrit un respect nouveau pour le baron lorsqu'il lui apprit qu'il avait voyagé avant d'être noble. Il n'était donc pas né avec une cuillère en argent dans la bouche? Elle haussa un sourcil devant cette dernière révélation mais dit pas un mot, paralysée par l'odeur de viande qui émanait de la salle derrière la porte. Bien sûr, elle pouvait aussi sentir les légumes, mais étant profondément intolérante à tous les produits animaliers, elle dut ravaler un haut le cœur avant de suivre Séverin là où tous les négociateurs étaient réunis et prêt à trinquer à la santé des nouveaux accords. Elle ne pouvait ressentir d'énergie négative, ce qui était déjà une bonne chose, mais elle savait très bien qu'elle allait avoir droit à une horde de marchant babillards plus tard dans la soirée, lorsqu'ils seraient tous autour du feu de la caravane, loin du manoir du baron.

Elle n'entendit pas le baron inviter les invités à passer à table, se concentrant simplement pour ne pas fuir devant la vue et l'odeur de tant de viande. Petite nature? Peut-être, mais il était très vrai de dire qu'elle était incapable de manger autre chose que des produits végétaux, sous peine d'être violemment malade.

-Je dois avouer que j'ai été surprise lorsque vous m'avez dit avoir été un voyageur... Pourquoi avoir changé de vie aussi drastiquement? Certes, avoir un lit confortable et de la nourriture assurée est un avantage, mais... Je ne sais pas comment on peut volontairement choisir une vie aussi sédentaire. Loin de moi l'idée d'être insultante, si jamais je l'ai été.

Elle refusa poliment une assiette de viande, son teint blêmissant à la simple idée d'ingérer de la viande. Piquant dans une papillote de légume, elle savoura le goût sain sur sa langue avant de répondre au baron qui venait de lui faire remarquer comment ils avaient évités les discussions politiques et ennuyantes.

-Avec autant de merveilles artistiques, c'est sans aucun doute la meilleure façon d'esquiver ce genre de politiques ennuyantes. Je vous lèverai mon chapeau, si j'en avais un!

Elle baissa les yeux sur son assiette en écoutant le baron lui expliquer qu'il était retourné sans trop attendre pour éviter que les gens jasent à leur sujet. Avait-il peur des ragots de basse-cours? Eh bien, elle n'avait pas perçu le baron comme étant sensible à ce genre de choses. La dernière phrase l'inquiéta un brin, comment avait-il fait pour déceler son malaise? Enfin, depuis qu'ils sont rentrés dans la pièce, il doit être évident que quelque chose cloche, mais faisait-il référence à autre chose?

-En ce moment, si je suis inquiète, c'est simplement parce qu'il y a trop de viande autour de moi et si la moindre bouchée se retrouve dans mon système, je vais être malade pour les deux jours qui suivent. Il est vrai que je suis inquiète de mes manières et de pourquoi vous vous êtes intéressé à moi, mais c'est le lot des hybrides en Aendryl, toujours être sur nos gardes... Rien de personnel, je peux vous en assurer.


Elle finit son assiette et, incapable de descendre une bouchée de plus à cause de son estomac toujours aussi noué à la vue de ce qu'elle considérait être une véritable débauche de viande, elle se mit à siroter son vin, écoutant d'une oreille distraite les discussions autour de la table. Au bout de quelques minutes, le vin commençait à faire effet sur la jeune satyre, le sang lui montant aux joues et son sourire s'agrandissant pour aucune raison.
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Séverin
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MessageSujet: Re: Open your eyes, child Ven 23 Jan 2015 - 7:45


Du fond de son siège, dégustant les divers plats préparés, le baron Efialtis concentrait son attention sur la jeune fille qui l’avait accompagné toute la journée. Tous les deux dialoguaient de choses et d’autres, racontant chacun leurs aventures et expérience de la vie. Pour Séverin, ce dialogue n’avait pas pour but de développer une amitié quelconque ou un respect mutuel, mais bien de cerner et mieux connaitre cette Maeve qui, si tout se passait bien, deviendrait ça futur victime. Plus ils parlaient, plus il comprenait que cette jeune fille était timide. Pas besoin de grand-chose, juste un peu de confiance à briser, une personne ou deux à maltraitées devrait suffire pour commencer le jeu.


Je n’ai absolument pas le sang bleu si ça t’intéresse, je viens d’une famille plutôt pauvre dans le sud du pays, au frontière du désert des lamentations. … Région peu accueillante si vous voulez mon avis. Non non ! Laissons ces souvenirs de côté, il n’est pas bon de trop ressasser le passé.


Attrapant son verre, il but une grande gorgée de vin. Regardant le liquide au couleur du sang, il perdit son regard dedans, comme hypnotisé.


Ce qui à fait de moi un baron… la mort d’un ami partie trop tôt et la demande d’un peuple, rien de plus. Ne pouvant me résoudre à laisser s’effondrait l’œuvre de cet ami, j’ai accepté de prendre sa place.


L’histoire que racontait le reptile, qui ne lâchait toujours pas son verre des yeux, était la version officielle de l’histoire…. mais en rien la véritable histoire que seul lui connaissait. Finissant par lâcher son verre, il se retourna vers elle, et sourit


Voyons très chère, ne te fais pas de mouron pour vos manières, à aucun moment de cette délicieuse journée, je ne me suis pas sentis offensé. Au contraire, j’ai passé une journée très agréable en compagnie d’une charmante personne qui me comprend enfin en ce qui concerne l’art. Ça me fait penser que j’ai quelques autres chefs d’œuvre à te montrer, mais ceux-ci sont dans les sous-sol pour raison de sécurité


Toujours souriant, le repas arriva finalement à sa fin. Les invités continuant leur discussion chacun de son coté, on pouvait entendre par-ci par-là quelques remarques sur le fait que le baron trouvait plus d’intérêt à dialoguer avec la jeune hybride plutôt qu’avec les invités ? Embrumé par le bruit constant de la pièce, le baron se retourna vers Maeve se frottant le front.


Si ça te dérange pas, je pense que je vais aller dans mon bureau un instant. Tout ce bruit me fatigue. On pourra toujours reprendre notre discussion après… De ce que je vois, toi et les tiens, vous n’êtes pas près de partir


Lentement il se releva, et fit une révérence à la jeune femme, puis salua l’assemblée très respectueusement avant de sortir de la pièce d’un pas lent et pensif. Séverin avait réellement mal à la tête, mais il espérait tout de même que la jeune hybride le suive. Même si il sentait bien qu’elle restait prudente, il avait rarement vue quelqu’un d’aussi timide et influençable. Pour un être comme Séverin, c’était vraiment un magnifique présent… Encore faut-il arriver à l’amener dans les sous-sol et la présenter à ses pulsions les plus sombre et les plus intimes. Si elle le suit, c’est gagné se disait-il.


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MessageSujet: Re: Open your eyes, child Lun 26 Jan 2015 - 2:48
Le vin lui montait à la tête rapidement, sa petite constitution n'était pas vraiment idéale pour supporter l'alcool... Ses pensées s'embrumaient beaucoup plus vite que ce qu'elle le réalisait et personne n'était là pour la surveiller, contrairement à l'habitude. Lorsqu'elle buvait, c'était avec ses amis, des gens qui la connaissait et savait qu'elle avait de la difficulté à dire non à une coupe de bon vin. Parlant de bon vin... Il était exquis, coulant dans sa gorge comme un jus de fruit, sans être trop sucré ou trop acide. Elle savait très bien qu'elle devrait savourer, plutôt que de caler coupe après coupe, mais la retenue n'était pas dans la gamme des qualités de la jeune satyre. Enthousiaste la qualifierais mieux, surtout lorsqu'il s'agit de plaisir.

Parlant de plaisir... Elle appréciait beaucoup la conversation qu'elle avait avec le baron, réalisant qu'il était beaucoup plus proche d'elle qu'elle avait présumé au départ. Venant d'une famille normale, il aurait voyagé longtemps et n'aurait eu ce poste que parce qu'il ne voulait pas voir l'oeuvre de son ami s'effondrer. Il était beaucoup plus noble d'esprit que ce qu'il laissait croire, du moins, que son apparence laissait croire. Pas spécialement grand, le mélange d'écaille et de plume noires était quelque peu inamical, ses yeux avait un quelque chose qui inquiétait naturellement... Mais elle ne voulait pas juger une personne simplement sur son apparence physique! Après tout, il lui avait montré qu'il était connaissant en matière d'art, qu'il lui importait peu qu'elle aille des manières de dame de la cour pour se sentir à l'aise en sa présence... Et même qu'il s'inquiétait de sa réputation! Le dernier point était un peu inutile, une hybride ne peut pas avoir une bonne réputation, du moins rarement. Elle, une artiste qui préférait danser et chanter qu'être sérieuse encore moins. Ne pas être prise au sérieuse, provoquer des commérages, se faire insulter ou se faire prendre pour une fille de joie était presque quotidien, mais ça ne lui faisait pas un plis.

Le brouhaha avait atteint une moyenne agréable, pas trop fort, mais assez pour être à l'aise de ne pas parler sans interruption. Justement, sa discussion avec Sévérin s'était ralentie et au bout d'un instant, il s'excusa, prétextant un mal de tête et lui dit qu'il reprendrait la discussion plus tard, vu que les gens de la caravane n'étaient pas prêts de partir. Elle n'eut pas le temps de lui dire au revoir qu'il avait le dos tourné. Elle continua à siroter son vin, mais se rendit vite compte que les gens autour d'elle étaient d'un ennui mortel. Littéralement, mortel. Elle ne savait pas si elle allait survivre au sujet des pires taxes selon la région, des marchandises les plus éreintantes à transporter ou autres sujets où les gens ne faisaient que se lamenter. Le dos calé dans le dossier de sa chaise, son verre de vin proche d'elle, elle pouvait sentir la torpeur de l'ivresse prendre ses membres d'assaut et décida de prendre une marche pour essayer de se réveiller un peu.

Bien sûr que l'idée d'aller rejoindre le baron dans son bureau lui avait effleuré l'esprit, mais allait-elle réellement le faire? Les couloirs l'intimidaient, elle ne savait si elle avait le droit de se promener seule ou si un garde allait l'intercepter et si ça arrivait, elle était certaine de mourir de honte. Elle avait vu un balcon lors de sa promenade avec le baron et espérant ne pas aller dans une zone hors limite, elle sortir prendre l'air, repensant au baron. Étrange, comment il l'attirait et la repoussait en même temps. Comment son physique et son regard lui disait une chose, mais ses actions et ses paroles une autre. Comment il avait l'air dangereux, mais agissait de manière douce et gentille. Y avait-il une anguille sous la roche? Plus important, allait-elle risquer de se faire mordre par ladite anguille si elle regardait de trop proche?

Une chose toujours appréciable du vin est sa capacité inhibitrice. Maeve est une petite satyre bien curieuse, mais capable de garder ce défaut en laisse la plupart du temps. Ce soir, la laisse se rallongeait grâce au vin et, la curiosité ainsi débridée, elle avait bien l'intention de clarifier les choses. Sévérin, est-il réellement dangereux? Le meilleur moyen de le savoir? Se rendre dans son bureau là, maintenant, et le tester. Elle savait très bien qu'ils allaient retourner au reste de la caravane autour de la mi-nuit, et si elle manquait à l'appel, ils allaient se poser des questions. Les autres savaient où elle était, et c'était suffisant comme précaution... Selon elle. Tester Sévérin était la chose la plus importante que Maeve pompette avait trouvé à faire, et c'est pour cette raison tout à fait triviale qu'elle se dirigeait vers le bureau du furry.

Elle retrouva son chemin étonnamment facilement, grandement à cause des œuvres d'art qu'elle avait vu en chemin et qu'elle reconnaissait au fur et à mesure. Tournant à droite à côté de la statue d'homme entouré de vigne, elle se retrouva face à face au tableau d'une scène de chasse en haute mer et su que la porte juste avant la statue d'une dragonne perchée dans un arbre était celle du bureau où Sévérin avait arrêté, quelques heures plus tôt. Un grand sourire au visage, elle cogna à la porte, avant de figer complètement.

Qu'est-ce qu'elle pouvait bien donner comme excuse pour être là? Il avait dit qu'il avait mal à la tête qu'il allait revenir plus tard, mais voilà qu'elle se tenait devant la porte... À se demander qu'elle excuse elle allait bien pouvoir lui servir. Soudainement, une idée de génie lui vint en tête. Ses petites mains d'artiste servait de temps à autre pour masser les tensions de sa mère et celle-ci lui avait montré quelques techniques, mais elle s'en servait rarement. Elle allait pouvoir détendre le baron, et peut-être qu'une petite chanson ou deux allait l'aider à se sentir mieux aussi. Après, viendra le temps du test, et la fin des doutes.
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Séverin
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MessageSujet: Re: Open your eyes, child Dim 8 Fév 2015 - 15:27


D’un pas lent et noble, Séverin prit la direction de son bureau. L’excuse qu’il avait prétextée n’était pas totalement fausse, le brouhaha de la pièce commençait effectivement à lui donner mal à la tête. Une fois arrivé, il s’assit dans son fauteuil en cuir puis souffla longuement. Attrapant un cigare, il l’alluma et le fuma méthodiquement. Dans le silence de la pièce il réfléchissait à comment pervertir… briser cette jeune hybride. Elle semblait timide et innocente, c’est justement les personnes les plus simple  en règle générale, mais quelque chose le troublait chez  Maeve. Comme si elle se doutait de quelque chose. Cela était impossible bien sûr, elle ne le connaissait pas avant aujourd’hui, mais tout de même ça le perturbait. Fumant tranquillement son épais cigare, c’est à un moment de pause dans sa réflexion que quelqu’un frappa à la porte. Il redressa la tête, et se tourna vers la dite porte.


Entrez !  


Dit-il fortement. La porte s’ouvra et la jeune fille entra dans la pièce. Alors, le visage du baron s’illumina d’un sourire sincère. Sincère car il était réellement heureux de la voir ici.  Il se releva dans un geste plutôt vif et l’accueillit ouvrant grand ses bras de derrière son bureau.


 Maeve ! Je me doutais bien que vous viendriez me rejoindre, vous êtes une curieuse et c’est ce que j’aime en vous. Puis, les discussions de la salle de réception ne sont point des plus amusantes.  

Il lui présenta un des sièges en face de son bureau et l’invita à s’assoir. Puis il se laissa tomber à nouveau dans le sien.  L’observant un temps il tira une bouffée de son cigare et reprit.



Excuse-moi pour tout à l’heure, mais ce genre de repas me fatigue vite, même si mon rang me demande de faire des efforts, j’ai du mal avec le bruit. Vous ne m’en voulez pas j’espère ?  


Le baron s’appuya sur son bureau et la regarda fixement avec une certaine malice complice.  Elle avait mordue à l’hameçon, enfin il en avait l’impression. Seul avec elle dans son bureau, surement la pièce la plus isolée du château il pouvait à présent essayer de le mieux la cerner afin de savoir comment il se devait d’agir avec elle.  Lui envoyer brutalement des pulsions macabre n’était sens doute pas la meilleurs des choses à faire.  La fixant toujours, il se dit qu’il devrait plutôt user du trouble qui semblait l’habiter le concernant ainsi que de son charisme plutôt dominant pour la déstabiliser voir la charmer. Séverin était patient, mais cette petite hybride ne restera pas encore très longtemps chez lui. S’il voulait jouer, il ne lui fallait pas mettre trop de temps à agir ou alors faire en sorte qu’elle revienne le voir.
Un silence pesant commençait à s’installer, et cela dérangeait le Baron. Dans un grand sourire il s’exclama.


Je suis navrée si je vous choque, mais il faut tout de même avouer que vous êtes plutôt jolie. Vous n’avez pas peur de ce que les gens penseraient de nous s’ils apprenaient votre présence ici ?.... Non vous êtes une curieuse, je suis sûr que vous vous posez plein de question me concernant. Nous pourrions profiter de cette intimité pour mieux nous connaitre. Je suis prêt à répondre à vos questionnements. Je suis quelqu’un d’ouvert alors n’hésitez pas. En échange, vous m’offrez une petite dance et le droit de vous questionner en échange. Cela vous va ?  


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Séverin
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MessageSujet: Re: Open your eyes, child Mar 7 Avr 2015 - 19:30
N'ayant pas de nouvelle de Maeve depuis un long moment, je demande l'annulation de ce RP.
Merci d'avance.
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MessageSujet: Re: Open your eyes, child
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Open your eyes, child

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